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lundi, mai 17, 2010

Révolte

Injustice et tristesse.


Une amie de longue date vient tout juste de perdre son fils.

Accident de la route.

Deux enfants; des jumeaux. Leucémie pour l'une, accident mortel pour l'autre.

La vie est parfois injuste je crois.

Grande tristesse.

lundi, juillet 23, 2007

Dichotomie

C'est officiel. Je suis revenue. Les yeux pétillants, le coeur attendri et prête à affronter l'infini. J'ai des souvenirs par milliers. Je suis de retour mais j'ai encore l'odeur du cumin dans les narines et les couleurs chatoyantes des tissus dans les yeux. J'ai encore les tam tam et les chants mystiques dans les oreilles. La chaleur intense brûle encore ma peau. Je suis privilégiée par la vie, j'ai vécues des aventures surpassants celles des meilleurs romans que j'ai lus. Je suis privilégiée, j'ai fais ce magnifique voyage exactement au bon moment dans ma vie.



Je me promets de garder toute cette magie à l'intérieur et de foncer.

J'ai aussi passé un merveilleux week end de déjeuner dans l'herbe avec une grande amie, de feux d'artifices émouvants(je vous l'ai dis que je suis zinzin) et de journée parfaite sur l'eau avec mes parents, mon adorable fillette édentée et mes amis Fairy et le Étienne d'Amérique.

Ce matin par contre, c'est plutôt complexe de foncer et de sourire en même temps. J'ai eu beaucoup de mal à marcher jusqu'au bureau, et je vous confirme que ce n'est malheureusement pas parce que mes hauts talons me faisaient souffrir. La solution aurait été simple.

Non, ce matin, c'est le coeur au bord des lèvres et les larmes dans les yeux que j'ai monté l'escalier du bureau. Lors d'un de mes premiers billets, je vous expliquais un peu à la blague la situation vécue au bureau. Ce matin, je suis seule dans les forces du bien. Les deux dernières collègues alliées ont quitté. Elles ont démissionné.

C'est donc avec le coeur gros comme la terre que j'ai déverrouillé la porte de mon bureau atrocement vide. Mon amie et collègue est partie. Celle avec qui je partageais ce bel espace à quitté. Avec son agraffeuse, avec ses trombones magiques, avec sa touche de folle magie.

Pendant deux ans, elle a été ma comparse des bons et des mauvais moments. Pendant deux ans, j'ai eu l'immense chance de travailler en étroite collaboration avec l'une de mes meilleures amies. Seules, toutes les deux, nous occupions le plus beau bureau de la boîte. Nous écoutions notre musique, nous y discutions, nous y avons tellement ri et pleuré. Moi qui lui lançais des céréales. Elle qui me lancait des répliques tordantes ou cinglantes, se réchauffant sous ma lampe hallogène.

Nous avons vécse des tonnes de jours mémorables. Maintenant qu'elle a quitté, je ne sais plus du tout comment je vais y arriver ici. Fine stratège, celle est qui me calmait dans mes éclats d'émotions et dans mes envies de lancer l'agraffeuse à LA collègue ridicule. C'est elle qui me conseillait judicieusement dans mes dossiers, ou dans la parfaite attitude à adopter dans certaines réunions pour faire valoir mon point...

Pour moi, qui fais passer l'amitié avant tout, c'est très difficile de sentir que l'amie que je cotoyais 35 heures semaine ne sera plus près de moi physiquement. Difficile de réaliser que nous ne prendrons plus notre petit dej ensemble, que nous n'irons plus ensemble diner au parc Lafontaine presque tous les midis. Le parc me sera triste sans toi!

Tu vas tellement me manquer ici. Je te souhaite bonne chance dans ce nouveau travail qui viendra combler tous tes besoins professionnels de fille structurée... Je souhaite aussi beaucoup de bonheur à cette autre collègue et amie qui terminera sa maîtrise cet été, vous avez été pour moi des forces positives incroyables dans cet environement de travail tellement malsain.

Donc, je suis maintenant seule ici.

Comment on fait pour combattre seule les forces du mal déjà....?

vendredi, juin 15, 2007

Parce qu’on a besoin de bon sang...

Vendredi 22 juin, à l’Aréna de Repentigny, on tient une collecte de sang en mon honneur. Vous comprendrez que je ne sois pas là pour vous accueillir car malheureusement, je ne suis plus sur terre.

Après deux ans d’un combat acharné contre la leucémie lymphoblastique aiguë, j’ai dû, à la fin de février dernier, rendre les armes. La maladie m’a vaincu; je ne suis pas le premier mais Dieu que je souhaite être parmi les derniers...

Je viens d’une bonne famille. Mes parents sont supers tout comme mes deux frères. Nous avons des amis et de la parenté fort intéressants, bref nous sommes comme un peu tout le monde : des gens simples qui veulent vivre de façonagréable. Et puis voilà que cette horreur nous tombe sur la tête. Je dis «nous» parce que nous avons vécu cet épisode en famille; avec beaucoup d’amour, de solidarité, de compassion...Mais c’était quand même moi qui étais visé.

Effectivement, ce n’est pas drôle à 13 ans d’être cloué sur un lit d’hôpital quand on pourrait jouer au soccer, au hockey, aller au bord de la mer, fêter en famille et même, je l’admets, aller à l’école avec ses amis. Mais on vit toujours d’espoir, de traitements en traitements, de la greffe à la chimio, au protocole américain et au reste...

Mais quand, une fois après l’autre l’espoir n’a pas de lendemain, on sent que la vie risque de ne
plus en avoir non plus.

Tous les soins qu’on m’a prodigué n’ont pas donné de résultats positifs. Tout le monde
autour de moi était débiné mais pensez une seconde à ce que moi je ressentais quand
je réalisais que la vie me quittait lentement. J’ai bien essayé, et je pense avoir réussi
un peu, d’être fort et de vivre pleinement mes derniers instants pour que mes
proches aient un souvenir positif de moi. Je me disais que c’est dans le souvenir que
je laisse à ceux que j’aime que j’ai ma seule chance de survie. C’est pour cela que
je suis resté debout et fier jusqu’à la dernière seconde.

Et c’est au nom de ce souvenir que je veux laisser que je vous demande d’offrir une
traite de bon sang à des gens malades, atteints de leucémie ou autre maladie. Une
transfusion sanguine pour un malade, c’est comme une bouffée d’oxygène : ça vous
fait du bien, ça vous donne un bon moment, même bref, mais surtout, surtout, ça vous
prouve que quelqu’un est solidaire avec vous.

Et dites-vous qu’en faisant ce don de sang, vous permettez à Olivier Tremblay de continuer à vivre...

LA COLLECTE DE SANG
VENDREDI 22 JUIN DE 13H30 À 20H
En mémoire d’Olivier Tremblay

Décédé en février 2007 des suites d’une leucémie à l’âge de 14 ans.
Durant les 19 mois qu’ont duré ses traitements, il a reçu 275 transfusions de sang et une greffe de moelle osseuse.

Merci

jeudi, mai 03, 2007

Le coeur gros...

Merci.

Merci de vos bons mots d'encouragement, ils lui sont tous parvenus un peu plus tôt.

Ensuite, je suis désolée de ne pas avoir donné de nouvelles avant, je suis allée la rejoindre, ma belle amie, et je n'étais malheureusement pas disposée à poster quelque chose...

Fairy va dorénavant mieux. Je lui laisse néanmoins le soin de vous informer de la suite des évènements.

À très bientôt...

lundi, mars 05, 2007

Tristesse

Je suis triste. Profondément. Intensément.

Foutu cancer.

Adieu Olivier. Adieu Élizabeth.

On ne s'habitue jamais. Jamais.

Inquiétude de maman

Je suis inquiète, vraiment.
Il y a maintenant une semaine que le médecin de mon bébé ourse me tendait un formulaire de prélèvement. "Je t'appelle aussitôt que j'ai les résultats" m'a-t'elle dit. Et là, dans les yeux de son pédiatre, j'ai vu de l'inquiétude.

Vous savez, quand on est maman, on a tendance à s'inquiéter, ça vient dans le package, c'est inévitable. On s'inquiéte de mille et une petites choses; est-ce que le Cheese Wizz est vraiment nocif, est-ce normal que ma fille ai déjà un amoureux à 5 ans, est-ce normal qu'elle ai déjà embrassé son amoureux(!?!), etc. Mais là, cette fois, mon inquiétude est fondée, il y a quelque chose qui cloche. Prises de sang et autres examens."On envoie les résultats à son médecin, madame".

Et j'attends.

Et je suis inquiéte.