L'an dernier lorsque j'entrepris ma migration à moyen-long terme pour la grand'ville, ma famille bien banlieusarde tentait de me dissuader à grand coup de: "C'est dangeureux Montréal pis tu vas te retrouver toute seule là-bas!", de:"les voisins sont sauvages en ville, tous des égoîstes!", de:"je ne pourrai plus t'aider à faire ton ménage!", etc, etc.
Bon, je fais mon ménage presque toujours toute seule, c'est vrai, mais le moins qu'on puisse dire, c'est que mon voisinage est loin d'être indifférent à mes besoins.
Vendredi soir, vers les 10 heures, ma porte était martelée avec l'énergie du désespoir. Je suis sortie de la douche à toute vitesse en tentant de rester en vie, le coeur faisant un affolant solo de drum, l'exfoliant au chocolat striant mes jambes et le dégoulinant masque capillaire faisant son travail de masque capillaire. Bref, j'ai ouvert la porte catastrophée, le peignoir attaché tout de travers. Voyez le genre.
Était-ce quelqu'un qui avait besoin d'urgente assistance? Non.
Était-ce un voleur courtois? Non.
Était-ce un agent de police venu m'annoncr une atrocité? Non.
Ma quatrième voisine tenait absolument à m'informer qu'une place de stationnement venait de se libérer juste devant ma porte. Tsé.
C'est grand l'entraide, c'est vraiment grand.
samedi, juin 20, 2009
Vie de quartier
Il était 10:04 p.m. 5 commentaires
Catégorisé Du grand n'importe quoi
mercredi, octobre 15, 2008
La fée des dents
Il est tout à fait normal qu'elle perde les précieuses dents que je regardais pousser, impressionnée comme si je découvrais les mystérieuses cités d'or, il y a 7 ans de cela. Elle est mignonne et elle zozotte adorablement. Fin de la partie un peu gna gna. Ma fille est la plus cute. Point. Je ne m'éterniserai pas sur ce sujet.
Le but précis de mon appel à tous concerne une technicalité que je n'avais jamais considéré complexe avant aujourd'hui. La fée des dents, (by the way, elle n'existe pas. Elle vit au même pays que le Père Noël, c'est à dire dans notre porte-monnaie. Désolée pour ceux à qui j'apprends la nouvelle, je connais de bons psys et si besoin est, vous n'aurez qu'à me faire parvenir la facture.)
Bref, la putain de Fée des dents. C'est quoi le bordel ?!? On peut pas s'entendre, non? Créer une convention ou une charte ajustable selon l'inflation? Parce qu'entre le dollar que je recevais enfant et le 10 $ que la copine de ma fille reçoit pour un simple petit bout d'émail ensanglanté, il y a une sacrée marge! C'est quoi? Pourquoi? J'y comprends rien.
Vous me direz qu'il y a pas de raison d'en faire un drame, que je n'ai qu'à glisser le foutu dollar sous l'oreiller de ma puce et que ce sera terminé. C'est à ce moment précis où vous vous trompez. Ce n'est pas si simple.
Parce que les amis à l'école, ben ils discutent ensemble. Ils se challenge. Ils comparent les montants. Et nous, parents soucieux de l'équilibre de nos petits monstres édentés ou en voie de le devenir, nous ne savons plus trop quoi faire avec tout ça.
Y'en a qui règlent des dossiers de plus grande envergure, j'en conviens. Chacun ses soucis.
Il était 9:02 a.m. 10 commentaires
Catégorisé Du grand n'importe quoi
mercredi, juin 20, 2007
Relation de bureau
C'est avec une certaine crainte que je vais le solliciter aujourd'hui. C'était une relation malsaine, je le sais. C'est pourquoi j'ai pris la décision difficile de l'éviter il y a de cela plusieurs mois.
Ce matin, ma collègue m'à supplié de l'utiliser afin de lui rendre un petit service et je ne suis honnêtement pas très à l'aise avec l'idée... Je comprends son besoin mais j'ai nullement envie d'être confrontée à lui. Je sais que dans le cadre de mon travail, c'est important de préserver l'aspect privé des choses... Elle ne connait donc pas tout notre passé et elle n'a aucune idée de ma résolution. J'aurais bien aimé qu'il soit transferé ou échangé, mais je n'aurais jamais osé en parler à ma patronne.
J'inspire profondément. Je tente de me convaincre que tout ira bien.
Nous nous sommes déjà aperçu lors des derniers mois... je le fixais sans rien dire. Ma haine grandissant à chaque fois je l'entendais roucouler dans le couloir. Sa relation avec mes collègues semble tout à fait saine et sans ambiguité. Je les envie. Moi aussi, j'aimerais bien pouvoir déchiqueter mon papier sans que le sacré déchiqueteur ne bloque, me lance des retailles ou qu'il beep et avise tout le quartier que je suis incapable de l'utiliser convenablement. Ce matin, je l'aurais bien balancé du deuxième par une fenêtre.
Il était 12:57 p.m. 3 commentaires
Catégorisé Du grand n'importe quoi
jeudi, avril 26, 2007
Le transport en commun. Deuxième partie
Le transport en commun est un concept mesquin et vilain qui vise à faire perdre le temps des sympatiques personnes qui agissent dans le but de se bâtir un avenir d'une verdure châtoyante et prospère. Tous en choeur, crions à la conspiration.
J'ai raté un bus au retour, ce qui a eu pour effet de me retarder, évidemment. Vous me direz:"mais Minnie, quelles sont quelques minutes dans une vie en comparaison à tous les bienfaits de la STM sur ta vie?" F-O-U-T-A-I-S-E-! Ma réponse sera d'une évidence:48 minutes d'attente pour le prochain bus. 48. Comme dans presqu'une heure. Je ne veux pas jouer à l'importante mais... j'ai autre chose à faire!!!! Ce qui à totalisé pratiquement 2h20 de transport en commun pour ensuite récupérer ma voiture et flyer à mon fameux CA auquel j'étais, bien entendu, très en retard.
Ceci dit, malgré le "Je te l'avais dit!!!!" de Fairy, je ne baisserai pas les bras. Je tiendrai le coup. Diantre! Je suis plus tenace qu'un autobus qui me nargue en me passant sous le nez et qui me fait poireauter pendant de longues et interminables minutes. C'est une lutte à finir.
Il était 1:10 a.m. 10 commentaires
Catégorisé Du grand n'importe quoi
jeudi, avril 19, 2007
Fatalisme
La caissière drabe de la station service ce matin:
-Le monsieur à la pompe 3, veuillez stopper votre conversation avec votre appareil cellulaire, sinon, vous allez prendre en feu.
Ça m'a fait sourire.
Il était 12:42 p.m. 6 commentaires
Catégorisé Citations, Du grand n'importe quoi
vendredi, avril 13, 2007
Ode au vendredi midi
Un vendredi treize
Au va au Starbuck le midi
Et on s'assoit sur une chaise.
On recoit des tas de sourires du gars du café
On sirote un merveilleux latté
Et on oublie presque de rentrer travailler.
En traversant la rue on se fait asperger
Par un cycliste fou
Qui ne prend même pas la peine de s'excuser.
Il était 4:20 p.m. 0 commentaires
Catégorisé Du grand n'importe quoi

